Plainte de l’Iran contre la piraterie des États-Unis, par Amir Saeid Iravani


Je vous écris pour vous faire part de la condamnation par la République islamique d’Iran, avec la plus grande fermeté, des actions militaires agressives menées par les forces armées des États-Unis contre deux pétroliers iraniens aux abords du port de Jask et du détroit d’Ormouz, ainsi que des attaques perpétrées contre plusieurs sites situés dans les zones côtières iraniennes donnant sur le détroit d’Ormouz, dans la nuit du 7 mai 2026. Ces actes d’agression et de provocation, ouvertement reconnus par le Président des États-Unis, constituent une violation manifeste du cessez-le-feu du 8 avril 2026 et une violation flagrante du paragraphe 4 de l’Article 2 de la Charte des Nations Unies.

Les États-Unis ont continué à commettre des actes internationalement illicites en imposant un « blocus maritime », en menant des attaques répétées contre des navires de commerce iraniens, en les saisissant illégalement et en prenant leur équipage en otage. De tels actes illicites s’apparentent à de la piraterie, bafouent le droit international et la Charte des Nations Unies, et constituent des actes d’agression, aux termes notamment de l’alinéa c) de l’article 3 de l’annexe à la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale, en date du 14 décembre 1974.

Les actes illicites des États-Unis constituent une escalade grave et dangereuse qui déstabilise davantage une région déjà fragile et fait peser une lourde menace sur la paix et la sécurité internationales. De tels agissements sont en tout point incompatibles avec les responsabilités qui incombent à un membre permanent du Conseil de sécurité qui se dit attaché à la liberté de navigation. Loin de préserver la sûreté maritime, ces actes la compromettent et violent les principes fondamentaux du droit international.

À l’heure où la retenue, la diplomatie et le dialogue s’imposent de toute urgence, les États-Unis, en poursuivant leur escalade militaire, font clairement savoir qu’ils privilégient la coercition et le militarisme plutôt que le règlement pacifique des différends. La poursuite des opérations militaires des États-Unis dans le golfe Persique et le détroit d’Ormouz pourrait avoir des conséquences catastrophiques, s’étendant bien au-delà de la région et compromettant la paix et la sécurité internationales, ce dont les États-Unis porteraient l’entière responsabilité.

La République islamique d’Iran, tout en soulignant son droit naturel de légitime défense, conformément à l’Article 51 de la Charte des Nations Unies, et son droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et préserver sa souveraineté, son intégrité territoriale et sa sécurité nationale, demande au Secrétaire général et au Conseil de sécurité de condamner sans équivoque les agissements illicites des États-Unis, en particulier le blocus maritime imposé à la République islamique d’Iran, et d’exhorter les États-Unis à respecter les obligations que leur impose le droit international et à s’abstenir de tout nouvel acte de provocation.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *